Focus Fonds

II. Une approche diversifiée au sein des marchés émergents Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine : la force d’une gestion flexible dans l’univers des marchés émergents

25.07.2017

Depuis quelques années, les marchés émergents ont retrouvé leur place légitime auprès des investisseurs : une classe d’actifs stratégique dans leur construction de portefeuille. Les investisseurs ayant une forte appétence au risque ont intensifié leur exposition aux fonds actions des marchés émergents, tandis que les investisseurs plus prudents ont opté pour leurs homologues taux. Pour autant, un nombre croissant d’investisseurs requiert une solution plus complète pour investir dans l’univers émergent. Par exemple, les investisseurs actions qui préféreraient une approche un peu plus prudente, ou les investisseurs obligataires souhaitant pimenter leur allocation avec une pointe de positions actions. Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine répond au besoin de ces deux profils d’investisseurs.

La singularité de ce Fonds ? Une approche différenciée. Non seulement il offre une exposition aux marchés émergents à travers une allocation diversifiée entre actions, obligations et devises, mais il met aussi particulièrement l’accent sur la gestion active des risques. Le Fonds est donc à la fois émergent (voir le chapitre 1), diversifié et prudent.

Ce deuxième chapitre explique comment Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine tire le meilleur parti de ses trois moteurs de performance.

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La combinaison de trois moteurs de performance

Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine déploie une allocation active entre les actions, obligations et devises des marchés émergents. En associant une approche fondamentale macro-économique (ou top-down1) et une analyse rigoureuse de chaque titre (bottom-up2), nous choisissons des placements qui respectent nos exigeants critères de sélection et dont nous sommes fermement convaincus qu’ils poursuivront leur croissance à long terme.

Actions

Selon nous, la meilleure manière de générer de la performance indépendamment de la tendance générale du marché est d’identifier les pays, secteurs et sociétés les plus attrayants de l’univers émergent. Pour ce faire, nous repérons les pays qui affichent de solides fondamentaux macro-économiques, offrant une croissance domestique robuste et une balance des paiements saine. Nous recherchons ensuite des secteurs sous-pénétrés, bien positionnés pour bénéficier des thématiques de croissance à long terme. Au sein de ces secteurs, nous ciblons les entreprises capables de se développer sans sacrifier leur rentabilité. Parmi ces dernières, nous sélectionnons celles ayant une faible intensité capitalistique, dotées d’un bilan solide, offrant une génération de flux de trésorerie attractive et durable, ainsi à même d’autofinancer leur croissance. Si Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine n’a pas de contraintes en termes de capitalisation boursière3 des sociétés dans lesquelles il investit, le Fonds privilégie néanmoins les moyennes et grandes capitalisations pour des raisons de liquidité.

Taux

Côté obligataire, nous cherchons à saisir les opportunités les plus prometteuses grâce à nos stratégies de taux et de crédit. Nos stratégies de taux s’appuient sur le scénario macro-économique de Carmignac, en vue de sélectionner les pays les plus adaptés pour l’investissement en obligations souveraines (dette locale ou externe). Parallèlement, nos stratégies de crédit au sein de l’univers des obligations d’entreprises émergentes – libellées en devises externes et plus rarement en devises locales – élargissent le potentiel de génération d’alpha4 du Fonds.

Devises

Notre exposition aux devises est gérée séparément de nos positions actions et obligations, ce qui en fait un véritable moteur de performance pour le Fonds. Les stratégies sur les devises sont utilisées pour générer de l’alpha4, mais aussi à des fins de couverture et d’arbitrage. La première stratégie permet d‘accroître la performance du portefeuille en augmentant ou en diminuant l’exposition à une devise à laquelle le portefeuille n’est pas nécessairement exposé. Nous utilisons les stratégies de couverture pour protéger tout ou partie du portefeuille contre la volatilité des marchés, lorsque nous prévoyons une dépréciation des devises auxquelles nous sommes exposées à travers nos positions en actions ou en obligations. Nos positions en devises peuvent également servir à des fins d’arbitrage, en fonction de leur corrélation ou décorrélation aux marchés actions ou obligataires.

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La force d’une gestion flexible

Notre approche « non-benchmarkée » ([voir le chapitre 1 (https://www.carmignac.be/fr_BE/analyses-marche/focus-fonds/i-une-experience-confirmee-sur-les-marches-emergents-1031 "")) et nos trois moteurs de performance nous laissent une grande liberté de choix dans l’univers des marchés émergents. La plupart des gérants d’actifs se forgent une opinion sur un pays donné et l’extrapolent à l’ensemble des classes d’actifs de ce pays. Chez Carmignac, nous adoptons une toute autre approche : nous nous construisons une opinion sur chaque classe d’actifs du pays, car les opportunités, valorisations et risques peuvent différer d’une classe à une autre. Pour illustrer cette approche, prenons les cas du Brésil et de la Chine.

Le cas du Brésil

Les fondamentaux du Brésil se sont considérablement améliorés. L’inflation diminue rapidement et régulièrement, les perspectives macro-économiques sont plus encourageantes et l’indice mensuel d’activité (indicateur indirect du produit intérieur brut (PIB) brésilien) témoigne d’une reprise. En outre, le déficit courant du Brésil a reculé et les investissements directs étrangers (IDE) sont repartis à la hausse, de sorte que le pays n’a pas besoin de financements externes.

• Actions : le marché actions brésilien recèle d’opportunités d’investissement intéressantes. Les fondamentaux macro-économiques s’améliorent, les entreprises sont moins endettées et le système bancaire est relativement stable. Nous participons activement au marché actions local depuis la destitution de la présidente Dilma Rousseff et maintenons notre optimisme, même si nous restons relativement prudents. Compte tenu des valorisations et du risque politique actuels, nous favorisons des sociétés qui ont des traits comparables aux obligations, telles que les sociétés de transmission énergétique qui offrent des revenus garantis sur le long terme, indépendamment des volumes transportés et ajustés de l’inflation.

• Obligations : nous sommes positifs sur les obligations brésiliennes en devise locale, qui présentent des rendements ajustés du risque très attrayants. Le pays a redressé sa balance des paiements, tandis que la conjonction de la reprise cyclique et de la désinflation locale (alors que les pays développés connaissent actuellement une hausse de l’inflation) continue de soutenir les actifs obligataires brésiliens.

• Devise : nous considérons que le réal brésilien est cher et inintéressant aux niveaux actuels. De plus, les derniers scandales de corruption nous rappellent que l’incertitude politique continue de jouer un rôle clé dans l’investissement sur ces marchés. Ainsi, la devise peut constituer un outil adéquat de couverture des investissements actions.

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Le cas de la Chine

Malgré des risques macro-économiques persistants et l’épée de Damoclès que constitue le lourd endettement des entreprises, la Chine continue d’offrir un tableau rassurant aux investisseurs. Ses indicateurs économiques s’améliorent, tandis que les mesures de relance monétaire et budgétaire l’ont aidée à panser ses plaies économiques. La Chine semble avoir réussi à stopper l’hémorragie de capitaux qui minait sa balance des paiements. En outre, l’effet récessif des restrictions imposées récemment au marché de l’immobilier a été compensé par l’impact expansionniste des nombreux projets d’infrastructures en cours.

• Actions : nous sommes convaincus que la Chine offre des opportunités d’investissement de long terme. Bien que l’économie ne rassure pas totalement, elle a cessé d’inquiéter. Nous nous focalisons sur les réformes et tendances structurelles tout en cherchant à identifier les secteurs ayant un risque de crédit limité et de bonnes perspectives de croissance, comme le commerce en ligne ou l’assurance (l’assurance affichant un taux de pénétration six fois moins élevé que dans les pays développés).

• Obligations : par précaution, nous évitons pour le moment toute exposition à la dette chinoise. En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), la dette des entreprises chinoises est actuellement supérieure à celle qu’affichaient les autres pays d’Asie lors des précédentes crises financières. Davantage de crédit suppose une volatilité accrue ; pourtant, ce qui nous inquiète le plus n’est pas tant l’ampleur de cette dette, mais son inefficience. Le capital est mal réparti entre les différents agents économiques. Les ménages et le gouvernement n’ont pas besoin de financements et n’ont quasiment aucun recours à l’emprunt, tandis que les entreprises (et surtout les entreprises publiques) sont au cœur du problème actuel d’endettement excessif de la Chine.

• Devise : la monnaie chinoise nous incite toujours à la prudence. Les réserves de change du pays continuent de diminuer malgré les mesures prises par les pouvoirs publics pour endiguer la fuite des capitaux, et le gouvernement puise dans ses coffres pour soutenir le taux de change. Selon nous, le scénario le plus probable serait une dépréciation progressive de la devise, d’environ 5-7 % par an pour les prochaines années. Une monnaie plus faible profiterait aux exportateurs du pays, ce qui aiderait l’économie chinoise à se stabiliser.

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Principaux risques du Fonds

  • ACTION : Les variations du prix des actions dont l'amplitude dépend de facteurs économiques externes, du volume de titres échangés et du niveau de capitalisation de la société peuvent impacter la performance du Fonds.
  • CRÉDIT : Le risque de crédit correspond au risque que l’émetteur ne puisse pas faire face à ses engagements.
  • TAUX D’INTÉRÊT : Le risque de taux se traduit par une baisse de la valeur liquidative en cas de mouvement des taux d'intérêt.
  • PAYS ÉMERGENTS : Les conditions de fonctionnement et de surveillance des marchés «émergents» peuvent s’écarter des standards prévalant pour les grandes places internationales et avoir des implications sur les cotations des instruments cotés dans lesquels le Fonds peut investir.

Ce Fonds n’est pas garanti en capital.  

(1) Approche/Investissement top-down : stratégie d’investissement où l’on choisit les meilleurs secteurs ou industries dans lesquels investir, d’après une analyse de l’ensemble du secteur et des tendances économiques générales (contrairement à l’investissement bottom-up).  
(2) Approche/Investissement bottom-up : investissement reposant sur l’analyse d’entreprises, où l’histoire, la gestion et le potentiel des entreprises en question sont considérés comme plus importants que les tendances générales du marché ou du secteur (contrairement à l’investissement top-down).  
(3) Capitalisation boursière : mesure de la taille d’une entreprise, calculée en multipliant le nombre total d’actions en circulation par le cours actuel de l’action. On classe généralement les entreprises en fonction de leur taille, entre petite, moyenne et grande capitalisations. Il n’existe cependant pas de consensus sur les limites monétaires de ces catégories. En règle générale, sur le marché américain, une société à grande capitalisation a une capitalisation boursière qui dépasse 10 milliards d’USD ; les moyennes capitalisations se situent entre 2 et 10 milliards d’USD et les petites capitalisations entre 250 millions et 2 milliards d’USD.  
(4) Alpha : l’alpha mesure la performance d’un portefeuille par rapport à son indicateur de référence. Un alpha négatif signifie que le fonds a fait moins bien que son indicateur (ex : l’indicateur a progressé de 10% en un an et le fonds n’a progressé que de 6% : son alpha est égal à - 4). Un alpha positif caractérise un fonds qui a fait mieux que son indicateur (ex : l’indicateur a progressé de 6% en un an et le fonds a progressé de 10% : son alpha est égal à 4).